J'ai écrit dans le
rapport moral présenté en Assemblée Générale
le 15 février dernier : « LE TAN, les tests qui sont
actuellement pratiqués avaient été conçus
en 1995 par Christian Bajard, alors membre du Comité (du CBF)
et maintenant président de la réunion européenne
des comportementalistes ; il les avait voulu volontairement simples
pour ne pas dire simplistes pour mieux les faire accepter, afin de
faire prendre conscience de l'importance de la socialisation de nos
petits molosses. Ils me paraissent maintenant, et à beaucoup,
complètement dépassés, et je pense que le temps
est venu de les remplacer... par le Test d'Aptitude à l'Education
Sociale du Chien ».
En réunion du 17 juin, le Comité a accepté que
dans le descriptif des épreuves demandées pour les titres
ou cotations le TAN soit remplacé par : le TAN ou le
CERTIFICAT d'APTITUDE à l'EDUCATION SOCIALE du CHIEN.
Ce certificat valide l'aptitude d'un propriétaire de chien
de sa capacité à éduquer socialement son chien
pour une bonne harmonie dans la vie de tous les jours et à
participer à l'intégration de son compagnon dans la
societé.
L'examen de validation de ce certificat comprend plusieurs parties
:
1) une connaissance de son chien,
2) une exécution d'exercices pratiques sur le terrain,
3) un aspect civique et juridique du propriétaire avec son
compagnon.
Les examinateurs des différentes parties du certificat sont
des éducateurs canins 1er et 2e degré des clubs d'éducation
canine.
Les propriétaires sont notés sur 100 points et doivent
obtenir au minimum 60 points pour réussir le certificat.
Une carte de CERTIFICAT d'APTITUDE à l'EDUCATION SOCIALE DU
CHIEN de la Commission Nationale d'Education et d'Agility de la Societé
Centrale Canine ainsi qu'un diplôme seront délivrés
à tous ceux qui auront passé avec succès l'examen.
Nos petits bouledogues ne sont pas des chiens dangereux et aucun dressage
ne doit être entrepris avec eux ; cependant il suffit d'observer,
ne serait-ce que la présentation en ring dans notre race, pour
constater que bien des propriétaires ont du mal à obtenir
une marche en laisse correcte, un minimum de rappel et d'obéissance.
En effet, même si l'éleveur a bien fait son travail de
socialisation des chiots, et ce n'est pas toujours le cas, il «
livre » à 2 mois un chiot dont la socialisation et l'éducation
ne sont pas terminées. Les « recettes » qu'on peut
lire ça et là dans les revues canines ou dans des forum
internet ne sont que des béquilles. Aussi faut-il encourager
la fréquentation des club d'éducation où des
gens bien formés dispensent des cours qui permettront aux propriétaires
d'avoir un chien facile à vivre avec eux mêmes et moins
dominants avec leurs congénères. Nous savons bien que
ce n'est pas médire sur nos compagnons que de rappeler qu'ils
ont une certaine propension à vouloir commander leur entourage.
L'école du chiot qui se met progressivement en place présentera
l'avantage d'accueillir les chiots dès l'âge de 2 mois
jusqu'à 6 mois, avant même que les problèmes de
comportement n'apparaissent. Elle devrait dans les années à
venir modifier le comportement des chiens et des maîtres qui
pourront acquérir une bonne connaisance de leur compagnon et
travailler à son développement harmonieux pour en faire
un adulte équilibré apte à s'intégrer
à notre vie moderne.
J'ajouterai que pour passer les épreuves de ce certificat les
éleveurs dont les chiens vivent en permanence en boxes devront
impérativement axer leurs efforts sur une augmentation des
contacts et des sorties s'ils veulent se mettre en condition d'obtenir
ce certificat qui sera indispensable pour l'homologation de leurs
titres et cotations.
Il va de soi qu'une période de transition est à prévoir
pour l'exigence de ce certificat au lieu du TAN. Les informations
publiées aujourd'hui seront complétées dans de
prochains bulletins mais il faut d'ores et déjà savoir
que ce certificat officiel remplacera à terme le diplôme
« maison » délivré par le Club. Je sais
que plusieurs bouledogues ont déjà obtenus ce certificat
(et certains même le CSAU). Il serait intéressant que
leurs propriétaires nous fassent part de leur expérience.
Élyse WAGET
|