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CLUB
DU BOULEDOGUE FRANÇAIS SITE OFFICIEL |
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LUTTE CONTRE LES TARES INVALIDANTES : (Reproduction de l'article publié dans le Bulletin n°2, année 2006, du Club du Bouledogue Français, p. 31-34.) Une étude pilote Les malformations vertébrales sont décrites et redoutées dans de nombreuses races, mais le bouledogue français fait partie des races à risque qui payent un lourd tribut à ces anomalies. Afin de limiter la gravité des atteintes cliniques chez les chiens et de répondre au mieux aux attentes des propriétaires dans la race, une réflexion a été menée en collaboration avec le club de race pour mieux connaître, dépister, prévenir et, éventuellement traiter, ces anomalies. Il s’agit d’un travail ambitieux qui conduit à aborder la question d’un point de vu médical (dépistage et traitement), génétique (dépistage et sélection) et légal (vente des animaux porteurs d’anomalies). De quoi s'agit-il précisément ? Il convient tout d’abord de distinguer des anomalies vertébrales au sens strict (hémivertèbres, vertèbres en aile de papillon, spina bifida, etc.) de celles, généralement non congénitales, qui peuvent aussi engendrer des troubles locomoteurs d’origine nerveuse (hernie discale, instabilité, etc.). Les malformations vertébrales sont nombreuses et peuvent intéresser toutes les régions de la colonne vertébrale. Il paraît difficile de s’attaquer à toutes les anomalies en même temps. C’est la raison pour laquelle nous souhaitons débuter une étude pilote s’intéressant aux malformations vertébrales les plus fréquentes, et souvent les plus graves, situées en région thoracique. Quels sont nos objectifs ? Nous souhaitons dans un premier temps établir une base de données permettant de mieux connaître la répartition de ces anomalies dans la race. Il existe pour l’instant des données controversées sur le sujet où des chiffres très alarmants sont publiés à côtés d’études ponctuelles portant sur quelques cas. Cette base de données permettra dans un premier temps de connaître la gravité réelle de la question avant de mettre en œuvre des réponses adaptées. Une démarche individuelle et confidentielle Nous proposons donc que soient réalisés des clichés radiographiques dans le cadre d’un dépistage. De manière similaire à ce qui a été fait concernant la dysplasie de la hanche chez le chien, il est vraisemblablement possible, par le dépistage, de limiter la fréquence de la maladie si une sélection des reproducteurs s’appuie sur cette mise en évidence des lésions. Cette sélection constitue une seconde étape. Elle peut également s’appuyer sur la mise en œuvre de tests génétiques, une fois la différenciation entre animaux sains et malades réalisée par dépistage. En pratique Les clichés peuvent être réalisés à partir de l’âge de 1 an chez votre vétérinaire habituel. Seule la colonne vertébrale thoracique sera étudiée dans un premier temps. Deux radiographies (face et profil) seront réalisées (sans anesthésie générale) puis adressées pour lecture au Professeur Moissonnier selon les modalités définies avec le Club. MODALITÉS PRATIQUES D'EXPÉDITION Professeur
Pierre MOISSONNIER Les radiographies seront réalisées par votre vétérinaire puis envoyées directement au Pr P. Moissonnier pour lecture (à l’adresse située en en-tête de cette lettre). Le club de race recevra un double de la lecture. Ces clichés seront réalisés à partir de l’âge de 1 an. Contenant Placer dans l’enveloppe : 1) Les clichés convenablement
identifié : 2) L’attestation du vétérinaire
certifiant conforme le contrôle du tatouage et précisant
les modalités de réalisation de la radiographie (anesthésie
générale, sédation, animal vigile), Aucune annonce du résultat ne sera traitée par téléphone. RÉALISATION D'UNE ÉTUDE Professeur
Pierre MOISSONNIER Chère Consœur, cher Confrère, Un de vos clients, possesseur d’un bouledogue français, vient de vous contacter afin que vous réalisiez des clichés radiographiques sur son chien en vue du dépistage des anomalies vertébrales. Nous vous transmettons quelques informations pour que la réalisation de ces clichés puisse se faire dans les meilleures conditions possibles et nous permettre de recueillir les informations que nous recherchons. Objectifs Les malformations vertébrales sont décrites et redoutées dans de nombreuses races, mais le bouledogue français fait partie des races à risque qui payent un lourd tribut à ces anomalies. Afin de limiter la gravité des atteintes sur les chiens et de répondre au mieux aux attentes des propriétaires dans cette race, une réflexion a été menée en collaboration avec le club de race pour mieux connaître, dépister et traiter ces anomalies congénitales. Nous souhaitons dans un premier temps établir une base de données permettant de mieux connaître la répartition de ces anomalies dans la race. Il existe pour l’instant des données controversées sur le sujet où des chiffres très alarmants sont publiés à côtés d’études ponctuelles portant sur quelques cas. Cette base de données permettra dans un premier temps de connaître la gravité réelle de la question avant de mettre en œuvre des réponses adaptées, notamment une sélection au sein de la race. Conditions de réalisation des clichés La colonne vertébrale thoracique sera examinée sous deux incidences : profil et face en décubitus dorsal). Afin d’éviter toute complication relative à l’anesthésie durant cette étude pilote, décision a été prise de ne pas réaliser les clichés sous anesthésie. Il faudra néanmoins s’efforcer de respecter les critères suivants. Identification Vérification des critères techniques Critères techniques de qualités
de la radiographie : Pr P. Moissonnier
L’identification par puce électronique des animaux de compagnie est apparue dans les cabinets vétérinaires début 2002. Ceux-ci ont été conquis par la fiabilité du procédé et la rapidité de la pose. Elle est détectable, grâce à un lecteur portable, à 15 cm de l’animal. Elle est tolérée par toutes les espèces, y compris les reptiles et les animaux sauvages dont la dangerosité ou la valeur impose un recensement fiable. Elle présente, incontestablement,
les avantages suivants : 2 - La pose ne nécessite aucune
anesthésie et ne présente aucun risque pour l’animal.
Notons toutefois, qu’un tatouage peut être fait sous simple
anesthésie locale sans danger pour l’animal, à
condition cependant qu'il s'agisse d'un tatouage à la cuisse
(ce qui convient parfaitement au bouledogue français). En effet
le tatouage à l'oreille est impossible à réaliser
avec un dermographe sans anesthésie générale,
et le principe de la pince, qui ne nécessite aucune anesthésie
tant l'acte est rapide, est, à notre sens, barbare et peu lisible. Elle présente, en revanche, un certain nombre de points faibles par rapport au tatouage. Si l'on pose pour principe que l’identification est destinée, notamment, à retrouver les animaux en cas de perte ou vol, on réalise, concernant le chien, qu’il n’est pas possible de savoir si un chien trouvé est porteur d’une puce. Avec le tatouage, la recherche du propriétaire par celui qui trouve l’animal est aisée. Il suffit de lire ce tatouage et un simple coup de fil à la SCC permet de retrouver le propriétaire de l’animal, pour peu que celui-ci soit lisible ce qui n'est pas toujours le cas. Pour autant, le procédé du tatouage, existant depuis 1971, a fait largement ses preuves en dépit des reproches, sans doute partiellement justifiés, qu’on peut lui faire, et il a permis de retrouver un certain nombre de chiens qui, la plupart du temps, sont découverts par des particuliers. Soulignons que, pour un tatouage un peu effacé, le fait de frotter avec de l'alcool à 70° la partie de peau sur laquelle il est inscrit, fait ressortir les caractères et permet souvent de lire correctement les chiffres et lettres constituant cette identification. Avec la puce électronique, comment savoir si le chien est pucé ? les particuliers retrouvant l’animal, feront-ils l’effort de se rendre chez un vétérinaire et de monter dans leur voiture un chien inconnu , éventuellement crotté, alors même que l’existence de cette puce ne sera que supposée ? On peut donc admettre la supériorité de la puce quand il s'agit de contrôler un animal (expositions, exportations etc...) mais, en revanche, on doit déplorer son absence de lisibilité immédiate ce qui la rend moins adaptée au cas de l'animal trouvé par le public. A ce sujet, certains vétérinaires remarquent une hostilité à la puce de la part de la communauté des chasseurs dont les chiens se perdent souvent durant les parties de chasse et qui pensent que le tatouage permet plus facilement de récupérer l'animal. En conclusion, on peut considérer que, si le tatouage a fait ses preuves, il n’en va pas de même pour le transpondeur du fait que le procédé est encore trop récent et qu'on manque donc de recul pour qu'il soit possible de vérifier sa supériorité sur le tatouage. On doit cependant d'ores et déjà admettre, que la puce ne supprime pas tous les inconvénients du tatouage. Elle est, en effet un moyen fiable d'identification administrative mais, ne permet pas l'identification immédiate de l'animal. On peut toutefois supposer que le système du transpondeur va peu à peu entrer dans les moeurs et que celui qui trouvera un animal errant pourra s'adresser à différents services de sécurité et santé, équipés d'un lecteur, et qui permettront de retrouver rapidement le propriétaire d'un chien errant, perdu ou volé. C'est pourquoi, Il est inévitable, qu'à terme, la puce deviendra sans doute le procédé unique d'identification et qu'on s'acheminera, progressivement, vers la disparition du tatouage. Néanmoins, on peut penser que ce dernier a encore quelques belles années devant lui. En effet, en attendant que les faits rejoignent la vision idyllique d’une Europe où tous les animaux seraient faciles à identifier et pourraient être retrouvés en cas de perte ou vol, un certain nombre d’éleveurs, pendant une periode qu'on peut qualifier de transitoire, continuent à identifier leurs chiots par tatouage, ne serait-ce que pour pouvoir, eux-même, les identifier, notamment dans les portées importantes. Ces deux moyens d'identification sont, en fait complémentaires mais ne peuvent être utilsés que de façon alternative.
Le chien est un mammifère dit homéotherme, ce qui signifie que son organisme reste toujours à la même température ; son métabolisme contrôle la température interne et le maintient autour de 39 °C. En dessous de cette température, le chien est en hypothermie, ce qui arrive en cas d’état de choc, intoxication ou hémorragie. Au-dessus, il est en hyperthermie et c’est ce qui arrive dans le cas du coup de chaleur. Le coup de chaleur est une affection gravissime avec un pronostic péjoratif si un traitement n’est pas rapidement entrepris. Le chien n’a pas, comme l’homme, la possibilité de se refroidir par sudation car il ne possède de glandes sudipares qu’entre les doigts. Le peu de sueur qu’il produit est insuffisant pour abaisser sa température corporelle. Il ne lui reste que le halètement qui permet de réguler la température interne par élimination de vapeur d’eau. Plus le taux d’humidité est élevé et moins ce mécanisme régulateur est efficace. C’est la raison pour laquelle les temps chauds et humides sont particulièrement difficiles à supporter pour le chien. Il existe certains facteurs de risques et il est un fait que les races brachycéphales comme notre bouledogue sont particulièrement exposées. S’ajoutent à cette caractéristique morphologique le fait que le chien ait un âge avancé, qu’il soit en mauvaise condition physique, obèse ou atteint de certaines maladies cardio-vasculaires, respiratoires, neurologiques ou endocriniennes. Il ne faut cependant pas oublier que tous les chiens risquent un coup de chaleur dans les circonstances décrites ci-après. Les circonstances d'apparition Le coup de chaleur ne survient que lorsque les mécanismes qui régulent la température corporelle de l’animal sont saturés. Cette saturation survient soit si l’animal fournit un effort très violent, faisant face à une importante production de chaleur alors que la température extérieure et le taux d’hygrométrie sont trop élevés, soit, en dehors de tout effort, si ses capacités de régulation thermique sont dépassées. C’est exactement ce qui arrive quand le chien est dans une voiture, exposé au soleil, surtout si les vitres sont fermées. Par l’effet de serre la température peut atteindre des grandeurs très importantes et fatales à l’animal. Mais, chez le bouledogue, le coup de chaleur peut survenir en dehors de ces circonstances extrêmes et il convient de souligner qu'un stress, une excitation ou une angoisse prolongés induisent les mêmes mécanismes que le coup de chaleur et, partant, les mêmes conséquences (chien maintenu dans une cage alors qu’il n’a pas l’habitude, etc.). Les mécanismes du coup de chaleur Les conséquences d’une soudaine élévation de la température sont nombreuses. L’état de congestion cérébrale est l’élément dominant. Elle entraîne un état de choc vasoplégique où l’animal « se saigne dans ses propres veines » du fait de l’augmentation brutale de la capacité du réseau veineux. On observe fréquemment des troubles importants de la coagulation sanguine. On observe enfin, en cas d’effort musculaire important, une destruction des fibres musculaires ainsi qu’une insuffisance rénale aiguë. Le coup de chaleur provoque une nécrose des cellules ainsi que la destruction de leurs structures ; en effet, les organes s’endommagent gravement dès 42°8. Comment reconnaître un coup de chaleur Le bouledogue ayant l’habitude de respirer assez fort, il est difficile de déterminer à partir de quel moment le simple halètement se transforme en difficulté respiratoire. Toutefois, chaque fois que le chien a un halètement important avec salivation importante et une température corporelle, il faut penser au coup de chaleur. On observe, par la suite et en l’absence de traitement une diminution de la vigilance puis un abattement passant parfois par une phase d’agitation, enfin, une prostration pouvant aller jusqu’à la perte de connaissance. Il peut y avoir vomissement de sang et diarrhée, taches rouges à sombres sur la peau ou les muqueuses puis arrêt de la diurèse pour finir par un coma et un arrêt respiratoire. Les gestes qui sauvent La première chose à faire lorsqu’un
chien est victime d’un coup de chaleur, c’est de mettre
tout en œuvre pour abaisser la température corporelle et
surtout provoquer un resserrement des vaisseaux sanguins périphériques.
Ce refroidissement doit être rapide et brutal ; tous les moyens
sont bons : douche froide, glaçons sur le crâne, etc. Le traitement médical du coup de chaleur Quand un coup de chaleur est installé, le simple fait de refroidir l’animal de façon externe n’est pas toujours suffisant et on peut considérer qu’il s’agit d’une mesure d’urgence, en attendant d’arriver chez le vétérinaire le plus proche. Le chien doit rapidement être admis dans une unité de soins intensifs et placé sous perfusion pour le réhydrater. Des corticoïdes à action rapides doivent être utilisés à hautes doses et par voie intraveineuse pour lutter contre un œdème cérébral. Les troubles de la coagulation doivent être contrôlés. Dans certains cas, des troubles rénaux peuvent apparaître, nécessitant la réalisation d’une dialyse durant quelques jours. Comment éviter le coup de chaleur ? - Ne le laissez pas dans une voiture où
la température peut atteindre des sommets insupportables. Comment y faire face ? Si votre chien présente les symptômes décrits plus haut, refroidissez-le le plus vite possible par tous les moyens (douches, bains, glaçons) et conduisez le rapidement chez le vétérinaire si la situation ne se normalise pas très vite. Ayez toujours à l’esprit que le bouledogue est un animal très attaché à son maître et très sensible au stress. Celui-ci se manifeste quand le chien est éloigné de son maître, quand il est confiné dans un espace restreint (cage de transport, séjour en clinique vétérinaire, etc.), ou quand il est énervé (proximité, pour le mâle, d'une femelle en chaleur). Ces circonstances peuvent produire les mêmes effets qu'une température excessive. ©O. B. La démodécie est une maladie de la peau touchant le chien et due à l’infestation des follicules pileux par un parasite ; ce parasite est un acarien microscopique qui a une forme allongée, et qui est appelé Demodex canis. Cette maladie touche particulièrement les jeunes chiens qui sont contaminés, durant les cinq premiers jours de leur vie, par contact avec la mère lors de l’allaitement. La plupart des chiens adultes sont infestés par ce parasite mais n’expriment aucun signe clinique. Seuls, les chiens ayant un système immunitaire peu performant ou déficient expriment des signes visibles. La maladie survient chez le chiot entre deux mois et un an. Des chiens âgés peuvent également être affectés par cette maladie pour la même raison que les chiots, à savoir un système immunitaire déficient soit en raison de l’âge soit secondairement à une autre maladie. Certaines races sont prédisposées à cette maladie mais le bouledogue français n’en fait pas partie. Toutefois, le club note de temps en temps des cas ponctuels qui justifient d'exposer sommairement les caractéristiques de cette affection parasitaire. Cette maladie n’a pas la gravité qu’on lui a prêté il y a quelques années ; tous les chiots, dès lors qu’ils ne sont plus protégés par le colostrum de la mère, pendant la période où ils n’ont pas constitué toutes leurs défenses immunitaires, connaissent un état de fragilité qui peut s’exprimer par des problèmes de peau au rang desquels on peut citer la démodécie, cette maladie étant cependant la plus sérieuse. Les symptômes de la maladie Cette pathologie se caractérise par des pertes de poils, soit circonscrites, soit étendues, ainsi que par l'apparition de pellicules. Parfois, la démodécie est aggravée par une surinfection bactérienne de la peau connue sous le nom de pyodémodécie, qui est une démodécie associée à une pyodermite. Il existe donc deux formes de démodécie : · La démodécie sèche : celle-ci peut être soit très localisée (espaces inter-digités, face, notamment autour des yeux) soit très disséminée ; en général il n’y a aucune démangeaison. Une séborrhée dégageant une odeur rance apparaît ensuite. · La démodécie suppurée
: c’est à l’évidence une forme grave de la
démodécie sèche qui se complique d’une infection
cutanée bactérienne très importante. On observe
une pyodermite profonde dont l’origine est une infection par staphylocoques. Le diagnostic de la maladie est simple et repose sur la réalisation de raclages cutanés mis sous lame de scalpel qui permet d’observer les parasites. Le traitement de la démodécie Cette maladie, restée longtemps redoutable car sans traitement, peut, à présent, se combattre par deux moyens. Il faut soit donner des comprimés actifs contre le demodex , soit réaliser des bains acaricides détruisant le parasite. La durée du traitement est longue et coûteuse. Il faut prévoir entre deux et quatre mois pour espérer une guérison complète. Les récidives sont peu fréquentes, mais les chiennes en chaleur ou en gestation peuvent présenter des récidives. Il est vivement recommandé de les retirer de la reproduction afin d’éviter qu’elles transmettent les parasites aux chiots. Toute surinfection bactérienne doit être traité par antibiotique et il est conseillé de faire pratiquer un antibiogramme afin de rechercher les bactéries ainsi que les antibiotiques auxquels elles sont sensibles. Cette maladie n’est pas transmissible à l’homme. ©O. B. LA
LUXATION DE LA GLANDE NICTITANTE La glande nictitante (appelée improprement glande de Harder) est située à la face cornéenne de la troisième paupière. C’est une glande lacrymale accessoire. Il arrive que, dans certaines races, et notamment notre bouledogue, elle fasse saillie sur le bord libre de la membrane nictitante ; c’est ce qu’on appelle « la luxation (ou le prolapsus) de la glande de Harder ». Elle est très inesthétique et apparaît au coin intérieur de l’œil comme une masse oblongue, rouge, s’accompagnant de larmoiements et d’une gène modérée. Il est couramment admis que la troisième paupière du chien joue un rôle important dans la protection du globe oculaire composé à la fois d’un élément cartilagineux et d’une glande nictitante secrétant les larmes. Son excision constitue un danger pour le globe oculaire et prédispose à la conjonctivite chronique ou à la kératite sèche. Une telle opération ne doit donc être envisagée qu’en dernier ressort ; La technique de l’enfouissement est de plus en plus largement utilisée et elle évite les conséquences de l’exérèse pure et simple ; il est préférable de faire intervenir un vétérinaire spécialisé en ophtalmologie. ©O. B. L'ÉLONGATION DU VOILE DU PALAIS Cette affection se caractérise par une respiration dyspnéique et bruyante qui s’explique par une obstruction plus ou moins importante de l’entrée du larynx du fait d’un excès de volume du voile du palais. Elle se rencontre surtout chez les races brachycéphales et notamment chez le bouledogue français. Symptômes - Respiration très bruyante,
en particulier lorsque le chien est agité. Traitement La corticothérapie peut être administrée à titre conservatoire ou avant une intervention chirurgicale. Cette intervention, lorsqu’elle est pratiquée, consiste en une résection du voile palatin en regard de l’extrémité rostrale de l’épiglotte. Elle ne doit pas être trop marquée afin d’éviter le passage d’aliments dans le naso-pharynx durant la déglutition. Après l’intervention, l’animal est traité par cortisone et doit être nourri avec des aliments liquides. ©O. B. La luxation médiale de la rotule est une pathologie fréquente chez les petites races et généralement d’origine congénitale bien que son mode de transmission ne soit pas clairement établi. Elle se traduit par une position anormale de la rotule qui est en position médiale, hors de la trochlée (articulation dans laquelle un os roule comme une poulie que lui présente l’os adjacent). Elle peut être intermittente ou permanente, réductible ou non selon le degré de gravité. Symptômes On remarque une boiterie intermittente avec le membre qui reste fléchi et une démarche du chien sur trois pattes. On distingue trois stades possibles de l’affection selon la facilité de remettre la rotule en place et la gravité des symptômes : • Stade 1 : réduction
facile. Traitement Il dépend de l’étiologie
et du stade d’évolution. En dehors d’un traumatisme,
cette affection peut être le résultat d’un défaut
d’aplomb des os de la cuisse et de la jambe ou, la plupart du
temps, simplement congénitale. • La luxation spontanément réductible : L’intervention chirurgicale n’est pas nécessaire mais il faut savoir que des complications peuvent survenir à long terme et, notamment la rupture des ligaments croisés ainsi qu’une évolution possible vers l’arthrose. • La luxation irréductible : L’intervention s’impose et, s’il s’agit d’un chiot en croissance, elle doit être précoce pour éviter que les forces qui agissent sur le tibia et le fémur ne les déforment et provoquent un déplacement médial de la crête tibiale afin d’obtenir, au final, une rotule stable sans contrainte excessive. Sur le plan juridique, et
bien que cette affection n’appartienne pas à la liste des
vices rédhibitoires prévus par le code rural, elle peut
faire l’objet d’une action en rédhibition de la vente
fondée sur l’article 1641 du code civil car, sauf origine
traumatique, il s’agit incontestablement d’un vice grave,
caché et antérieur à la vente. ©O. B.
Elle permet de débarrasser
le chien de divers vers digestifs qui le parasitent et peuvent entraîner
de nombreux troubles, parfois très graves, notamment sur
des chiots. Les
ténias du chien Les
vers ronds Les
ascaris : Les
ankylostomes : Les
trichures : Le protocole de vermifugation Pour les vers les plus courants,
il est souhaitable d’utiliser un vermifuge polyvalent, notamment
pour les ascaris et le ténia.
Pour que la vermifugation
soit efficace il convient que le milieu dans lequel vit le chien
soit assaini. Ceci implique : ©O. B. Cette pathologie est une affection des disques intervertébraux évoluant à la manière d’un processus de dégénérescence, pouvant avoir des effets sur la locomotion de l’animal. Les procidences d’un disque intervertébral dégénéré sont susceptibles de comprimer la moëlle épinière et d’entraîner des paralysies. Bien que cette maladie puisse se rencontrer
dans toutes les races canines, elle se cantonne principalement à
quelques races désignées sous l’appellation de
chondrodystrophoïdes. Le traumatisme peut jouer un certain rôle dans cette maladie, et notamment dans la rupture finale du disque, et il peut être l’un des facteur de l’affection puisqu’elle déclenche des altérations à l’intérieur même du disque, mais c’est quand même un fait de dégénérescence qui est le motif initial de la procidence (sortie) puis de la rupture du disque. C’est la raison pour laquelle il est déconseillé de laisser un bouledogue monter ou descendre des escaliers de façon répétitive ou de le laisser se livrer à des jeux ou activités brutales. On distingue, selon Hansen (chercheur
du début du 20ème siècle) : Elle concerne les races chondrodystrophiques évoquées plus haut et se caractérise par une métaplasie (c’est-à-dire la transformation d’un tissu vivant en un autre) cartilagineuse du nucleus pulposus qui est la partie centrale des disques intervertébraux, gélatineuse mais ferme avec fragilisation de l’annulus fibrosus qui est la capsule fibreuse qui entoure le disque. Les fonctions du disque sont doubles : le disque fait partie de l’articulation qui réunit deux vertèbres contiguës et il joue le rôle d’un tampon amortisseur à l’égard des traumatismes indirects qui se transmettent le long de l’épine dorsale. Du fait que le disque intervertébral est placé entre deux corps vertébraux successifs, il est exposé à des traumatismes souvent considérables et de temps à autre, violents, en particulier dans les régions où la colonne vertébrale se recourbe le plus souvent. Les sujets qualifiés de chondrodystrophiques souffrent d’une altération précoce du nucleus qui, de substance gélatineuse passe à l’état de substance chondroïde (cartilagineuse) pendant que l’annulus subit également une altération de dégénérescence qui fait perdre au disque son élasticité naturelle. Il arrive même que l’annulus fibrosus dégénère et se rupture alors que le nucléus est encore à l’état gélatineux et c’est ce phénomène qui entraîne l’expulsion du nucleus sur une certaine longueur du plancher vertébral. - La hernie discale de type 2 de Hansen : Elle concerne les races non chondrodystrophiques
et se caractérise par une métaplasie fibreuse du nucleus
pulposus sans fragilisation de l’annulus fibrosus qui se déforme
progressivement sans permettre le passage du matériel discal
dans le canal rachidien, entraînant une compression lente de
la moëlle. Le
diagnostic En cas de doute, une myélographie doit être pratiquée. Pronostic et
indication thérapeutiques Douleur et proprioception (sensibilité
propre aux muscles, aux os et aux articulations) conservée
: le pronostic est BON. Traitement Il sera administré au chien des
antalgiques ainsi que des anti-inflammatoires. Dans le cadre d’un traitement hygiénique,
il faudra prévenir les escarres en plaçant l’animal
sur une surface confortable et en enduisant de vaseline les zones
de la peau pouvant être souillées par l’urine. Lexique ©O. B. L'HERPÈS VIROSE CANINE (Compte rendu d'une conférence qui a eu lieu à l'école Vétérinaire d'Alfort le 6/03/2003) L’herpès virose est une
maladie contagieuse due à la présence d’un herpès
virus spécifique du chien (CHIV), se traduisant cliniquement
par de la mortalité néonatale ainsi que des troubles
au niveau de la reproduction (avortement ou infertilité)
ou des épisodes de toux de chenil. Les
symptômes Diagnostic de suspicion Tout épisode de mort néonatale
dans les premiers jours de la vie des chiots doit faire penser à
une primo infection herpétique. Le diagnostic n’est
toutefois pas aisé du fait que de nombreux infectés
latents sont séronégatifs. Un problème d’infertilité
ou de faible prolificité en élevage doit inclure l’hypothèse
d’une infection de l’élevage par le CHV ; les
lésions génitales sur des reproducteurs doivent être
examinées avec soin de même qu’un syndrome de
toux de chenil peut également orienter vers une suspicion
d’herpès. Diagnostic
de certitude • Sur les chiots Pronostic Traitement Prévention Le virus est extrêmement fragile
dans le milieu extérieur et sensible à tous les désinfectants. Le vaccin Les tentatives de vaccination se sont
longtemps soldées par des échecs du fait que le virus
était trop faiblement immunogène mais, très
récemment, un vaccin a été mis au point ; il
s’agit d’un vaccin un peu particulier qui ne s’applique
que sur les chiennes en reproduction et qui n’est disponible
que sur le marché européen. Il s’agit d’un
vaccin à sous-unités virales purifiées. En
conclusion ©O. B.
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| Dernière mise à jour : samedi 07.04.2007 0:16 |